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Adieu l’Abbé!

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( document: 20 minutes ) 

pierredossier1 dans Non classé(document la Croix )

Adieu l’Abbé ! Tu es parti ailleurs, et tu as trouvé enfin la paix, nous ne t’oublierons jamais.  Sur des médias  web,j’ai recueilli quelques photos de l’Abbé, j’espère qu’elles resteront le plus longtemps en ligne. @+ P@py 

Au moment de la liturgie du dernier adieu, à Notre –Dame, Monique Grouès la nièce de l’Abbé Pierre, a lu « la lettre à Dieu », l’un des derniers textes du fondateur d’Emmaùs ( source
la Croix ) 
« Lettre à Dieu » de l’abbé Pierre, lue à l’occasion de ses funérailles à Notre-Dame de Paris

Paris, le vendredi 26 janvier 2007
Source : plon

*** « Lettre à Dieu »

Père, Je vous aime plus que tout. Avant tout parce que vous êtes celui qui peut dire JE SUIS. Et d’avoir rencontré cela dans mes seize ou dix-sept ans fait que, à quatre-vingt-treize ans, j’en vis. Je vous aime plus que tout. Parce que : – à l’homme qui, tout au long de l’évolution, ne cesse de se vouloir suffisant, vous donnez Jésus, le Verbe, pour prouver que l’homme est non suffisant ; – alors qu’on s’étouffe de vouloir des chiffres, vous donnez l’indicible, qui se fait plus fort que le doute, en l’Hostie de l’Eucharistie ; – à l’atmosphère suffocante, vous substituez le souffle, « spiritus », de l’Esprit Saint qui naît de l’union du Père et du Verbe s’aimant, et en qui nous baignons. 

Oui, vous êtes mon amour. Je ne supporte de vivre si longtemps que par cette certitude en moi : mourir est, qu’on le croie ou non, Rencontre. Je vous aime plus que tout. Oui, mais… Pour être croyant crédible, il faut que tous autour de moi sachent que je n’accepte pas, que je ne pourrai jamais accepter, la permanence du Mal. ÊTRE, Vous êtes maître du maintien ou de la cessation de l’existence de tout ce qui est. Alors que vous avez ce pouvoir de le faire cesser, comment comprendre que subsiste le Mal ? La prière de Jésus ne culmine-t-elle pas dans « Délivrez-nous du Mal » ? Merci, Père, de m’aider à refuser, ce qui serait tricherie, de « croire » comme si j’étais indifférent à la perpétuation du Mal, et en ce monde, et dans l’au-delà du temps. 

Croyant, aimant, je ne peux être que ce « croyant quand même », c’est-à-dire ne comprenant pas. Trop de mes frères humains restent au bord de vous aimer, détournés par la nécessité de ce « quand même ». Pitié pour eux et pitié pour l’Univers. Père, j’attends depuis si longtemps de vivre dans votre totale PRÉSENCE qui est, je n’en ai jamais douté, malgré tout, AMOUR.  (Texte achevé d’écrire le 4 octobre 2005, en la fête de saint François d’Assise, et publiée dans Mon Dieu… pourquoi ?, éd. Plon.) 
La Croix, un dossier très complet :
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2292714&rubId=28342

 

 20 minutes : http://www.20minutes.fr/img/photos/afp/2007-01/2007-01-23/SGE.KUK07.230107094642.photo00.jpg 

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Le Nouvel Obs :  Son appel de février 54 : http://tempsreel.nouvelobs.com/file/169718.wav  Galerie photos : http://tempsreel.nouvelobs.com/galeries_photos/societe/20070122.OBS8002/la_vie_de_labbe_pierrecff1.html?p=1  Les grandes dates de l’Abbé Pierre : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20070122.OBS7997/les_grandes_dates_de_labbe_pierre.html Le Monde : http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11-0@2-3224,32-858036@51-857899,0.html Pour signer le livre d’or : http://www.lemonde.fr/web/vi/0,47-0@2-3382,54-859425@51-857899,0.html 

L’Express : http://www.lexpress.fr/info/quotidien/reportage-photo/images/224.jpg http://www.lexpress.fr/info/quotidien/reportage-photo/default.asp?id=224 

Paris-Match : http://www.parismatch.com/actualites/lire_article.php?article_id=1582 

29/01/07

Vidéo son appel de février 54 :

http://www.dailymotion.com/video/x11j7u_labbe-pierre-hiver-54

 

… et d’autres très nombreuse vidéos là :

http://www.dailymotion.com/visited/search/abbé+pierre/1

à+ P@py

30/01/07

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Henri Grouès, né le 5 août 1912 dans le quartier de
la Croix-Rousse à Lyon, cinquième d’une fratrie de huit enfants, a été très influencé par son père, administrateur de sociétés textiles et membre charitable de la «Confrérie des hospitaliers veilleurs».  L’abbé s’est souvent dit impressionné par ce père, catholique très pieux, qui chaque dimanche quittait son quartier bourgeois d’Ainay pour s’occuper de clochards et de mendiants en détresse, quai Rambaud à Lyon.

 «Castor méditatif», son totem chez les scouts, a 14 ans lorsque la vocation le saisit. Plus tard, il décide  d’abandonner la vie confortable à laquelle il était promis. En 1930, fasciné par la vie de François d’Assise, il choisit l’ordre le plus pauvre, devenant novice au couvent des Capucins. Il renonce à sa part d’héritage au profit d’œuvres de charité. Frère Philippe passera «sept ans dans son monastère, le froid, la solitude et la prière», rapporte une biographie. Mais il supporte mal physiquement et psychologiquement la règle de l’austère monastère franciscain de Saint-Etienne qui l’a accueilli et rejoint à contrecoeur la vie extérieure.

 Il est ordonné prêtre en 1938 dans la chapelle du collège jésuite de Lyon. Atteint d’une pleurésie alors qu’il a été mobilisé comme sous-officier en Alsace, il est nommé aumônier de l’Hôpital de
la Mure (Isère) par l’évêque de Grenoble. Il est ensuite vicaire auxiliaire à
la Côte-Saint-André (Isère), en charge d’un orphelinat.  En 1940, il est vicaire à la cathédrale de Grenoble. Il cache deux juifs rescapés d’une rafle, qui se présentent à lui, et, en 1942, il fait passer en Suisse des juifs avec des faux papiers qu’il contribue à imprimer.
   
Grâce à ces documents, l’abbé Pierre met en place des filières d’évasion. Il réussira à exfiltrer vers
la Suisse dans une fausse ambulance, Jacques De Gaulle (1893-1946), l’un des trois frères du chef de
la France Libre, gravement malade et qui était recherché par
la Gestapo. Avec l’instauration du Service du travail obligatoire (STO) en février 1943, l’abbé Pierre vient en aide aux réfractaires. Il participe aussi à la mise en place de maquis dans le Vercors et en Chartreuse et prend plusieurs noms d’emprunt avant de devenir pour toujours «l’abbé Pierre».

Arrêté en mai 1944 par les Allemands à Cambo-les-Bains (Pyrénées-Atlantiques), il s’échappe et rejoint Alger. Nommé aumônier sur le Jean-Bart en août 1944, il est nommé aumônier de la marine à Paris, l’année suivante. Ce sera son dernier poste dans l’Eglise.

A
la Libération, il choisit la politique. Il est élu député chrétien-démocrate (MRP) de Meurthe-et-Moselle, jusqu’à sa démission en 1951. Il consacre ses indemnités parlementaires au financement des premières cités d’urgence. Entre-temps, il s’est installé à Neuilly-Plaisance, en banlieue parisienne, dans une propriété en ruines qu’il remet en état. C’est là qu’un jour de 1949, Georges, un ancien détenu, frappe à sa porte. «Je ne possède rien, mais si tu veux m’aider, nous pourrons en aider beaucoup d’autres», lui dit l’abbé Pierre. Ce sera l’amorce du mouvement Emmaüs fondé sur le principe de demander aux exclus de pourvoir eux-mêmes à leurs besoins en récoltant les surplus des nantis, rompant ainsi avec la charité traditionnelle. Le mouvement des communautés Emmaüs, récupèrent des objets, les réparent et les revendent pour venir en aide aux exclus. Ces communautés accueillent aujourd’hui près de 4.000 compagnons en France. Le mouvement a essaimé dans près de 40 pays.

Hiver 1954 : une femme meurt de froid dans la rue. L’abbé lance un appel pathétique en faveur des sans-abri sur les ondes de Radio-Luxembourg qui suscite un gigantesque élan de solidarité. Le religieux comprend alors le poids des médias dans son combat contre «le chancre de la pauvreté». «Ils existent, il serait idiot de ne pas les utiliser», dit-il un jour avec candeur. Il aurait pu utiliser la formule avec les hommes politiques, qu’il n’hésitait pas à bousculer, de quelque bord qu’il soit.  Lors d’une de ses dernières apparitions en public, il y a un an, il était allé à l’Assemblée nationale pour inviter les députés à ne pas toucher à un article de loi obligeant toutes les communes à construire au moins 20% de logements sociaux.

Revenu sur le devant la scène dans les années 80, il soutient Coluche et ses «Restaurants du cœur», martelant qu’«avoir faim à Paris est intolérable». En 1994, quarante ans après son premier cri pour les sans-logis, l’abbé lance un nouvel appel, dirigeant sa colère non plus sur l’Etat, mais sur les maires des grandes villes, coupables d’impéritie en matière de logement des plus démunis. Tenace, il recommence en 2004. Toujours «sur le terrain», l’abbé soutient les occupations d’immeubles vides par les militant de l’association Droit au logement (DAL) ou par les Africains expulsés de l’église Saint-Ambroise à Paris en 1996. Son combat lui vaut la première place au classement du Top 50 des personnalités préférées des Français.

Seul bémol dans cette biographie immaculée, son soutien, en 1996, à l’écrivain révisionniste Roger Garaudy. L’abbé Pierre retirera ses propos et s’en expliquera dans Mémoire d’un croyant (1997).

Promu Grand officier de
la Légion d’Honneur en 1992, il repousse cette distinction avec fracas – il ne l’acceptera qu’en 2001 – pour protester contre le refus du gouvernement d’attribuer des logements vides aux sans-logis, coup d’éclat qui contribue à faire appliquer la loi de réquisition. En 2002, il avait appelé à voter pour Jacques Chirac au deuxième tour de la présidentielle.

En marge de l’Eglise, il n’hésite pas à se prononcer en faveur du mariage des prêtres, de l’ordination des femmes et de l’homoparentalité. Dans ses mémoires, il a aussi avoué quelques entorses au voeu de chasteté. La hiérarchie catholique ne semble pas s’offusquer de ses prises de position.

 Au soir de sa vie, le prêtre chiffonnier évoquait la mort comme «une impatience» : «La mort, c’est la sortie de l’ombre, disait-il. J’en ai envie. Toute ma vie, j’ai souhaité mourir». 

 Source :http://www.liberation.fr/actualite/societe/230114.FR.php?rss=true 

Les coups de gueule d’un «abbé de cri et d’émotion» 

«Colère, illégalité, ingérence, tapage, tu te mêles toujours de ce qui ne te regarde pas. Tu es un abbé de cri et d’émotion», a écrit Bernard Kouchner dans son livre d’entretiens avec l’abbé, «Dieu et les hommes», publié en 1993. Petit florilège de ses formules et de ses emportements. 

• «Si vous voulez faire une vacherie à quelqu’un, rendez-le célèbre.»
 
• «Admettons que je fasse partie du paysage. Mais que l’on n’attende pas de moi que je reste tranquille » (« Testament » 1994)

• «L’oisiveté rend fou. Il ne suffit pas de manger pour vivre, mais il faut se sentir utile»

• «De temps en temps, faire ce qui ne se fait pas, ça fait du bien (…). Je crois que le Bon Dieu m’a donné le flair des insolences mesurées.»

• A propos de Jean-Marie Le Pen:  «Je lui ai dit deux fois “Ta gueule”, et je le répéterai indéfiniment, tant que j’aurai un souffle de vie».

• «Un homme a absolument le droit, s’il n’a pas de toit et s’il voit un logement vide, de l’occuper. Les squatters ont un droit moral. »

• «L’emploi, c’est comme le pain, ça se partage»

• «Si tu refuses le préservatif, tu es un salaud»

•  «Ce n’est pas avec des moyens policiers et des armes que l’on empêchera les pauvres de s’installer chez nous.»

• «Je vois fleurir avec éblouissement la plus petite fleur sur ce tas de fumier qu’est l’humanité.

•  «Plus j’avance en âge et plus je suis convaincu qu’il y a deux choses essentielles dans la vie à ne pas rater: aimer et mourir.» 

Source : http://www.liberation.fr/actualite/societe/230145.FR.php 

«Il aurait mérité dix fois d’être fait “Juste parmi les nations”» 

Jean-Claude Duclos, conservateur du musée de
la Résistance et de
la Déportation de l’Isère décrit pour Libération.fr l’itinéraire de l’abbé Pierre dans
la Résistance et particulièrement son action en faveur des juifs. 

Par Jean-Dominique MERCHET 

LIBERATION.FR : jeudi 25 janvier 2007 

« Henri Grouès est devenu l’abbé Pierre dans
la Résistance. Mais il a eu d’autres pseudonymes : Georges Houdin ou Harry Barlow… 

» Il est entré dans
la Résistance dès la rafle des juifs à Grenoble, le 26 août 1942. Il était alors vicaire à l’Eglise Notre-Dame et son évêque, Mgr Caillot, était un chaud partisan du maréchal Pétain. L’abbé Pierre, qui ne portait pas encore ce nom, a hébergé des Juifs, leur a confectionné de faux papiers et les a fait passer clandestinement en Suisse, par la région de Chamonix. Il aurait mérité dix fois d’être fait “Juste parmi les nations”, mais la demande n’a jamais été faite. Son action en faveur des juifs est incontestable. Ici, nous avons été offusqués quand on a essayé de le faire passer pour antisémite, à cause de son amitié pour Roger Garaudy (un auteur négationniste, ndlr) .

» L’abbé Pierre a également organisé, en novembre 1942,  le passage en Suisse de Jacques De Gaulle, le jeune frère du général, qui était entièrement paralysé à la suite d’une maladie. Il va ensuite organiser la fuite aux maquis des jeunes réfractaires au Service du travail obligatoire. D’abord dans le massif de
la Chartreuse, puis dans le Vercors. Lui-même n’a jamais combattu.

« En janvier 44, l’abbé Pierre qui a été repéré par les Allemands, quitte l’Isère et au terme d’un long périple par l’Espagne, gagne Alger où il rencontre le général De Gaulle. Comme de nombreux résistants, il est naturellement entré en politique à
la Libération, pour changer la société. » 

Souce : http://www.liberation.fr/actualite/societe/230198.FR.php 

 

 

Dans :
Par spagnolo
Le 27 janvier, 2007
A 21:09
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